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lundi 1 octobre 2012

Massacre de Civitot

Pierre l'Ermite et l'empereur.

Pierre est accueilli par Alexis. Dès le 2 août 1096, il le reçoit en audience, reconstitue son trésor perdu et s'engage à assurer le ravitaillement de ses gens.

Pierre l'Ermite conduit la 1ère Croisade

Selon les chroniqueurs français (dont aucun notons-le n'était encore parti d'Occident à ce moment), les gens de Pierre auraient commencé à piller les maisons et les églises de la ville ; Alexis les aurait alors obligés à passer le Bosphore pour camper sur l'autre rive, en Asie Mineure.

Selon les sources les mieux informées (Albert d'Aix et Anne Comnène), Alexis fait traverser les troupes de Pierre à la demande de celui-ci, sans aucune contrainte, lui promettant d'assurer le ravitaillement des troupes.

Le massacre de Civitot.

Mais l'attente se prolonge, le prix des denrées monte, et l'inaction pèse, Pierre a du mal à contrôler ses gens. Un petit contingent s'aventure malgré les avertissements d'Alexis, en direction de Nicée ; il en rapporte butin et troupeaux. Pierre les admoneste en vain, le succès suscite des émules. Un groupe d'Allemands s'empare d'une forteresse, non loin de Nicée, et s'y installe pour piller les environs.

Les Turcs de Kilij Arslan les attaquent, les massacres et emmènent deux cents prisonniers.

Les Turcs emmènent 200 prisonniers

La nouvelle de cette première défaite parvient au camp en l'absence de Pierre. Il est à Constantinople, cherchant à obtenir de l'empereur un meilleur prix pour les vivres. Son absence accroît les divisions.

Les plus ardents veulent venger leurs morts. Gautier sans Avoir tente en vain de les en dissuader, il est taxé de couardise. Devant l'insulte, les chefs organisent l'expédition demandée, ne laissant dans le camp, à Civitot, que les non-combattants.

Gautier sans Avoir reçu par le roi de Hongrie


Ils sont taillés en pièces par les Turcs qui trouvent le camp, y massacrent prêtres, vieillards et enfants, puis emmènent en esclavage les femmes et les jeunes gens.

Massacre de Civitot

A la demande de Pierre, Alexis monte alors une opération de secours qui parvient à sauver quelques survivants et les ramène à Constantinople

dimanche 30 septembre 2012

Chateaux des croisés en Terre Sainte. 2e partie

Les types de fortification des Croisés.

Il y avait plusieurs formes de base qui peuvent être appelées des fortifications des Croisés. Cependant, il y avait le chevauchement considérable entre eux et aucune ligne claire de développement même dans ces formes. Le plus simple était la tour presque indépendante, une idée apportée au Moyen-Orient par les Croisés. 

Des tours simples ont été trouvées dans beaucoup d'endroit, le plus généralement dans les régions les mieux installées.

Le deuxième était le castrum ou la clôture dans un mur fortifié, d'habitude rectangulaire avec des tours de coin : ceux-ci aussi étaient plus communs dans des zones peuplées. 

Le double-castrum était un développement du simple Castrum et pourrait être vu comme la manifestation toute première du château concentrique, comme ceux qui ont eu tendance à être construits dans des régions aux frontières plus vulnérables. 

Troisièmement, les croisés ont utilisé les sommets et des châteaux d'éperon, ce dernier étant placé sur un promontoire attaché à une colline par un chemin étroit de terre qui pourrait être coupé par une fosse ou un fossé. Ceux-ci étaient aussi communs dans des régions instables. 

Une quatrième forme de fortification, la plus caractéristique d'Europe occidentale  a récemment été ajoutée à cette liste : la motte et le château bailey. À l'origine c'est une construction faite de terre et de bois, il a été utilisée au Moyen-Orient.

Tours.

Au moins 75 tours de châteaux ont été identifiés dans le Royaume des Croisés de Jérusalem. Bien que des tours défensives aient précédemment été attachées à quelques monastères dans certaines régions, ils étaient rares. Il  n'y avait rien de comparable non plus dans précédent Byzantin,
Architecture militaire arménienne ou Islamique. La majorité des tours des Croisés date du XIIème siècle et tandis que certaines ont été relatées aux premières seigneuries féodales, plusieurs en étaient postérieur et intégrées dans des fortifications plus élaborées.

La citadelle du château de Gibelet (Jubayl) consiste en une clôture avec des tours de coin. Elle a été construite par les Croisés  au XIIème siècle.

Le castrum
 
Des castras Islamiques du nord de Caesarea ont été utilisés par les Croisés le temps de leur arrivée en Palestine. Kfar était faite d'une structure irrégulière construite de grès ashlar ou en pierre dans des blocs rectangulaires réguliers, avec des tours de coin rondes et des tours supplémentaires flanqués d'une porte sur son côté sud. Ses murs ont été alors renforcés avec des petits contreforts externes et sous l'occupation des croisés la porte a été  rétrécie et baissée.
Les Croisés ont bientôt construit leur propre castra  en Palestine du sud, censé contenir une menace venant d'Ascalon, qui a été tenu par les troupes Fatimides jusqu'au milieu du XIIème siècle. 

L'exemple à Al-Darum avait  ses tours de coin plus grandes que les autres tandis que ceux à Ibelin (Yibna) et Blanchegarde avait quatre tours égales. 

Le castrum des croisés à Bethgibelin (Bayt Jibrin) était grand et complexe. Il se trouve dans une vallée près d'une route et bordé d'eau douce. Deux étapes principales de construction ont été identifiées. 
La première en 1136, partie utilisée par les résidents. Une muraille romaine et Byzantinne et des tours, renforcées par une nouvelle construction murale. Au centre, il y avait  une grande salle intérieure. Quand elle fut construite, Bethgibelin a été décrit comme un praesidium avec un haut mur, un antemurabilus (le mur extérieur), des tours et des douves. Les ruines indiquent une clôture de 50 mètres, la place avec quatre tours de coin.



Sources : 
Osprey  Fortress 21 : Crusader Castles in the Holy Land 1097-1192
Atlas Historique Les Croisades. Angus Konstam
Prier et Combattre. nicole Bériou et Philippe Josserand
Histoire moderne des croisades. Jonathan Philips

samedi 29 septembre 2012

Châteaux des croisés en Terre Sainte. 1ère partie

1096 :     Départ de la Première Croisade pour le Moyen-Orient.

1096-1097 :    Siège d'Antioche par la Première Croisade.


1098 :     Établissement du Comté d'Edesse par Baudouin de Boulogne.

1099 :     La 1ère Croisade capture Jérusalem.



1100 :     Les croisés capturent Sidon.

1101 :     Les croisés capturent Arsuf ; début du siège de Tripoli par les Croisés..



1107 :     Les croisés capturent Al-Wu'aira en Jordanie du sud.

1109 :     Tripoli se rend aux Croisés après un siège de huit ans.

1114 :     Maras est massivement endommagé par le tremblement de terre.

1115 :     L'armée musulmane attaque Afarnia tenu par les Croisés, et  prend également Kafr.

1115-16 :    Campagne des Croisés en Jordanie du sud.

1119 :     L'armée musulmane attaque et prend Atharib tenue par les Croisés.

1124 :     Les croisés capturent Tyr.

1129 :     Les croisés et le Royaume de Jérusalem attaquent Damas.

1136 :     Frontière de territoire accordée aux Templiers dans les Montagnes d'Amanus au  
                Nord-Ouest de la Syrie.

1144 :     Ville d'Edesse gouvernée par les Croisés et reprise par Zangi ;  le comte Raymond II de
                Tripoli accorde aux Hospitaliers des territoires substantiels autour de la vallée de
                Buqai'ah.



1147 :     La deuxième Croisade est lancée.

1148 :     Deuxième Croisade battue à l'extérieur de Damas.

1151 :     Au dernier château des Croisés dans le Comté d'Edesse, reddition de Nu-el-Dinr.

1153 :     Les croisés capturent Ascalon.

1157 :    Un tremblement de terre cause de sérieux dommages aux fortifications au Nord-Ouest
               de la Syrie.

1163-69 :     Cinq invasions en Égypte par le Royaume des Croisés de Jérusalem.

1170 :     Un tremblement de terre a endommagé une fortification dans le Nord-Ouest de la Syrie
                Saladin capture le château des Croisés à Ayla.

1177 :     Les croisés battent Saladin à la bataille de Mont Gisard.

1179 :     Saladin capture et détruit partiellement le Château des Croisés (de Vadum Jacob).

1183 :    Campagne du seigneur Renault de Châtillon,  en Arabie du nord et dans la zone de la mer
               Rouge

1187-88 :     Saladin bat le Royaume des Croisés de Jérusalem à la bataille de Hattin, il reprend
                      Jérusalem et la plupart du Royaume de Jérusalem. La ville de Tortosa a également
                      été reprise par Saladin en 1188, et le principal siège des Templiers est déménagé
                      à Chypre.

1188-89 :      Les châteaux Croisés en Jordanie du sud sont capturés par Saladin.

1189 :     C'est le début de la 3e  Croisade. Le roi Guy de Jérusalem assiège Acre, tenue par la  
                 garnison de Saladin.

1191-92 :      La Troisième Croisade reprend Acre. Saladin est battu à la bataille d'Arsouf. Les
                       croisés manquent de s'étendre jusqu'à Jérusalem et accepte un traité de paix
                       avec Saladin


dimanche 19 août 2012

Aimery de Saint-Maur

Grand-commandeur du Temple en Aquitaine, Aimery de Saint-Maur devint vers 1200 grand-commandeur d'Angleterre.

Il entretenait de bonnes relations avec le roi Jean sans Terre (1199-1216) : lorsque le pape jeta l'interdit sur le royaume en 1208, les officiers de la couronne confisquèrent d'abord les biens du Temple comme tous les autres biens d’Église, mais cette saisie fut de courte durée et l'ordre retrouva rapidement ses possessions.
 
Le roi chargea Aimery de Saint-Maur et son ordre de la gestion des affaires financières ainsi que de la garde de prisonniers.
 
En 1215, le préambule de la Grande Charte mentionnait le dignitaire templier au nombre des conseillers de Jean sans Terre, et celui-ci le désigna comme l'un des exécuteurs de son testament, le décrivant comme l'un de ceux dont il avait toujours suivi les conseils.
 
Jean sans Terre
 
Si l'on en croit le biographe de Guillaume le Maréchal, comte de Pembroke, mort en 1219, Aimery de Saint-Maur présida à la prise d'habit de celui-ci durant la maladie qui devait lui être fatale. Puis, atteint lui-même d'une maladie mortelle, il donna des instructions pour que Guillaume le Maréchal et lui fussent enterrés dans des tombes adjacentes, devant l'autel de l'église du Temple de Londres, afin de rester compagnons dans la mort comme ils l’avaient été de leur vivant.
 
Gisant de Guillaume le Maréchal

Aimery de Saint-Maur est décrit par le biographe Guillaume le Maréchal comme prosdon e de haut religion. Son successeur comme grand commandeur d'Angleterre fut Alain Martel.
 
Église du Temple à Londres (d'hier)


Église du Temple à Londres (aujourd'hui)


Sources :
Photos / dessinshttp://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_du_Temple
Prier et Combattre. Dictionnaire européen des ordre militaire au Moyen-Âge

samedi 18 août 2012

Aix en Provence

L'Hôpital et le Temple s'installèrent dans la ville d’Aix, appelée à devenir la capitale comtale de Provence, vers 1170.

La maison hospitalière se développa hors les murs, le long de la voie aurélienne. Elle bénéficia du soutien comtal : Raymond-Bérenger V, héritant d'un attachement familial déjà ancien pour l'ordre, fit de l'église Saint-Jean la nécropole dynastique.

Aix ville, capitale du Comte de Provence. Siège d'un Archevêché et d'un Parlement.

La dévotion se transmis aux Angevins puisque Charles Ier fit reconstruire le sanctuaire en style gothique rayonnant entre 1272 et 1278 pour accueillir le corps de son épouse Béatrix.

La commanderie, devenue un centre de culte princier, attira inhumations et affiliations de la haute société. Son hôpital eut toutefois du mal à maintenir une activité constante : signalé en 1249, il disparut dans le troisième quart du XIVe siècle avant de connaitre une courte restauration après 1378.

Coupe du palais comtal

Comme l'église, une partie de l'espace conventuel fut reconstruite dans la seconde moitié du XIIIe siècle. Les années 1350 constituèrent un autre temps d'aménagement, caractérisé par l'érection d'une courtine munie de tours. Cela n'empêcha la commanderie et son faubourg d'être rasés lors du siège d'Aix en 1358.

L'ordre entra alors dans l'ère des difficultés jusqu'au XVIIe siècle, qui allait constituer un nouvel âge d'or pour le prieuré.

Le Temple, pour sa part, était présent au cœur de la cité, près du palais comtal. Il souffrit cependant de la concurrence de l'Hôpital et de la jalousie du clergé séculier et n'obtient qu'en 1213 l'autorisation d'ériger un oratoire dédié à sainte Catherine; La maison du Temple n'en réunit pas moins un immense patrimoine, constitué de cent soixante-huit demeures, surtout concentrées dans les rues qui lui étaient adjacentes.

L'inventaire de 1308 comptabilisa autant de terres cultivables et deux annexes dans la viguerie d'Aix, dont l'importante exploitation de Bayle.

L'Hôpital devait hériter de l'ensemble de ces biens, malgré le peu d'empressement du roi Robert Ier à satisfaire les exigences pontificales.

Sources :
Coupe du palais comtal : http://www.crea-terris.com/onduty/?p=986
Plan d’Aix en Provence : http://www.swaen.com/antique-map-of.php?id=15436
Prier et Combattre. Dictionnaire européen des ordres militaires au Moyen Âge.

samedi 4 août 2012

L'ordre du Temple

Sous l'appellation d'ordre des pauvres chevaliers du Christ et du Temple de Salomon, l'ordre que chacun connait comme le Temple fut fondé au début de l'année 1120 à Jérusalem par Hugues de Payns et aboli en 1312 au concile de Vienne.

Le moment de sa fondation se situe quelque vingt ans après la prise de Jérusalem lors de la première croisade et la constitution des États latins d'Orient.

Hugues de Payns, originaire de Champagne, se trouvait à la tête d'un groupe de chevaliers qui ont constitué avec lui, le nouvel ordre, approuvé par le roi de Jérusalem Baudouin II et par le patriarche de la ville, avec la mission de protéger les pèlerins qui se rendaient aux Lieux saints.

                                                          "Hugues de Payns, premier grand maître de l'ordre du Temple"
                                                                         Peinture de Henri Lehnmann, XIXe siècle. Il n'existe aucune illustration du
                                                                                                                  XIIe siècle représentant Hugues de Payns.

La "Chronique de Guillaume de Tyr", généralement citée par les historiens, est due à Guillaume, archevêque de Tyr (jusqu'à sa mort en 1186). Il y relate les débuts de l'ordre du Temple et livre le nom de ses fondateurs : "hues de paiens delez troies et Giefroiz de Saint omer" (Hugues de Payns et Godefroy de Saint Omer).

Selon cette Chronique, Hugues de Payns, Godefroy de Saint Omer et sept autres chevaliers prononcèrent les trois voeux de pauvreté, chasteté et et obéissance habituellement prononcés par les moines des ordres religieux.

Deux Templiers sur le même cheval, référence ionique à la pauvreté initiale de l'ordre.


 Pour la rémission de leurs péchés, Gormond, le patriarche de Jérusalem, leur confia la mission suivante : "ut vias et itinera, ad salutem peregrinorum contra latrum..." (de garder voies et chemins contre les brigands, pour le salut des pèlerins).

Les services rendus par ces preux chevaliers sont appréciés du roi Baudouin II qui les héberge dans une salle de son palais jouxtant l'ancienne mosquée Al-Aqsa (identifiée alors comme l'ancien testament de Salomon). 

                                                           Baudouin II, roi de Jérusalem, cède l'emplacement du Temple de Salomon 
                                                                               à Hugues de Payns et Godefroy de Saint Omer. Enluminure in "Histoire
                                                                                                      d'outre-mer" de Guillaume de Tyr. XIIIe siècle.


Ils sont désormais les "Pauvres chevaliers du Christ et du temple de Salomon" en latin : pauperes commilitones Christi Templique Solomonici)...

De 1119 (si l'on admet cette année comme celle de la fondation de l'ordre du Temple) à 1129, année essentielle qui voit la reconnaissance de sa Règle par le concile de Troyes, les débuts paraissent bien difficiles, le recrutement bien hésitant, n'était l'adhésion de quelques grands seigneurs tels : en 1120, Foulques, comte d'Anjou, futur roi de Jérusalem ; en 1125, Hugues, comte de Champagne.

Le nouvel ordre doit en effet affronter une contradiction fondamentale pour l'époque, celle d'imaginer des moines portant des armes. La société féodale était conçue selon une organisation tripartite ainsi définie par l'évêque de Laon, Aldabèron, vers 1030 : "Chacun occupe dans le monde une place voulue par Dieu ; chacun est ordonné en vue d'une des trois fonctions que l'homme peut remplir dans la société : prier, combattre, travailler" (le clerc, le chevalier, le paysan)

Comment justifier l'existence de moines soldats, qu'ils puissent tuer, fût-ce des ennemis de la religion, fut-ce des brigants attaquants des pèlerins ?

                                                                                                           Moines soldats


Face à ce cruel dilemme, à la nécessité d'y répondre comme à celle d'une reconnaissance officielle du nouvel ordre par le pape, sans oublier l'impérieux besoin de chevaliers d'Occident pour en renforcer les rangs, Hugues de Payns, quitte la Terre sainte à l'automne 1127.

Il est accompagné de cinq "Templiers" : Godefroy de Saint Omer, Payen de Montdider, Geoffroy Bisol, Archambaud de Saint-Agnan et Rolland.

Au moment où s'embarquent pour l'Occident Hugues de Payns et ses compagnons, se joue le sort de l'ordre des "Pauvres chevaliers du Christ et du Temple de Salomon) : qu'il soit entendu et il peut raisonnablement espérer se développer, sinon c'est une disparition à plus ou moins longue échéance.

Nul n'envisageait le fabuleux succès qu'il allait rencontrer au cours des décennies suivantes !



vendredi 3 août 2012

Les Maîtres du Temple

Hugues de Payns : 1120-1136
Robert de Craon : 1136-1149
Evrard de Barres : 1149-1152
Bernard de Trémelay : 1152-1153
André de Montbard : 1153-1156
Bertrand de Blanquefort : 1156-1169
Philippe de Naplouse : 1169-1171
Eudes de Saint-Amand : 1171-1179
Arnau de Torroja : 1181-1184
Gérard de ridefort : 1185-1189
Robert de Sablé : 1191-1193
Girbert Eral : 1194-1200
Philippe du Plessis : 1201-1209
Guillaume de Chartres : 1210-1219
Pierre de Montaigut : 1219-1232
Armand de Périgord : 1232-1245
Richard de Bures : 1245-1247
Guillaume de Sonnac : 1247-1250
Renaud de Vichiers : 1250-1256
Thomas Bérard : 1256-1273
Guillaume de Beaujeu : 1273-1291
Thibaud Gaudin : 1291-1292
Jacques de Molay : 1292-1314